Les savoir-faire des émailleurs sur métal

La fiche d'inventaire du Patrimoine Culturel Immatériel "Les savoir- faire des émailleurs sur métal" est disponible en téléchargement sur le site du ministère de la Culture, dans la rubrique « Patrimoine Culturel Immatériel » : Lien vers la fiche en téléchargement. Elle se trouve en fin de page sous la référence 2020_67717_INV_PCI_FRANCE_00459.
Cette fiche a été réalisée à la demande du Syndicat Professionnel des Émailleurs Français en partenariat avec La Maison des Cultures du Monde et avec l'appui du Ministère de la Culture et de la Région Nouvelle Aquitaine.
Atelier de travail du 8 juillet 2019 - Archive
Description sommaire de la fiche répertoriée à l'Inventaire National du Patrimoine Culturel Immatériel :
L’émail désigne à la fois une matière, un ensemble de techniques et un objet fini, les trois étant tous intimement liés les uns aux autres.
Le travail de l’émailleur consiste à poser sur un support en métal (argent, or, cuivre, acier et bronze), plat ou mis en volume, des poudres, grenailles ou barbotines de différentes couleurs et textures ; la pièce est ensuite cuite et recuite à plusieurs reprises afin d’obtenir le résultat escompté dans un panel allant de l’adhésion à la vitrification en fonction de l’état de l’émail recherché.
La création d’un émail relève à la fois d’une connaissance fine des techniques élaborées dès l’Antiquité et d’un travail permanent de recherche afin de repousser toujours plus loin les limites d’une matière protéiforme. Si les outils qui permettent de fabriquer la matière émail ou de créer des émaux ont constamment évolué en fonction des avancées techniques et du résultat des recherches successives des émailleurs, les gestes liés aux savoir-faire de l’émaillerie connaissent quant à eux une permanence remarquable dans l’histoire.
L’émail d’art sur métal désigne en effet une technique connue depuis l’Antiquité. En France, celle-ci a connu des périodes fastueuses, notamment au Moyen Âge où son rayonnement international a permis d’enrichir le mobilier de nombreux souverains et hommes d’Église. À partir du milieu du XXe siècle, le secteur a globalement périclité. Depuis quelques années, une nouvelle génération d’émailleurs s’attelle à la sauvegarde et à la valorisation des savoir-faire ancestraux liés à l’émail sur métal notamment par la participation à des salons, à des symposiums ou encore par l’organisation d’expositions et de stages à destination de tous les types de publics. Leur objectif est de faire connaître et de diffuser l’histoire et la beauté des gestes des émailleurs d’art sur métal, dont l’image a longtemps pu être ternie par une vision surannée des pièces produites en émail.